PÉTITION/LETTRE OUVERTE SUR LA SANTÉ MENTALE

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PÉTITION/LETTRE OUVERTE SUR LA SANTÉ MENTALE

Les études et la santé mentale vont de pair. Les résultats scolaires constituent l’un des plus grands facteurs de stress dans le parcours universitaire d’un(e) étudiant(e) et ielles ne s’y méprennent pas : l’an dernier, le rapport final du Comité consultatif du recteur de l’Université d’Ottawa sur la santé mentale a révélé que 66,8 % des étudiants trouvaient leur travail universitaire « traumatisant ou difficile à gérer ». Le nombre écrasant de devoirs et d’examens, l’augmentation des frais de scolarité et le pouvoir inégal entre les étudiant(e)s et l’institution sont les facteurs qui expliquent la crise de la santé mentale sur notre campus.

Les solutions en matière de santé mentale ne peuvent pas se limiter à mettre en place davantage de programmes de bien-être ou créer davantage d’espaces dédiés au bien-être, même s’ils ont leur importance. Les solutions doivent également prendre en compte les liens entre les études et la santé mentale. Elles doivent démanteler les obstacles systémiques et institutionnels. Les règlements académiques basés sur la compassion sont une solution qui permet de mieux gérer les études. Ces règlements sont adaptés à la nouvelle réalité où l’importance est donnée au bien-être et à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Les étudiant(e)s ne sont pas seulement des étudiant(e)s, ce sont aussi des êtres humains qui ont des familles, des emplois, des amis et des relations.

Nous demandons à l’Université d’Ottawa de mettre en œuvre les trois recommandations suivantes :

  1. Un choix de notation de type « Réussi/Échec » pour le semestre d’automne 2021. Une pétition récente a été signée par plus de 2 600 étudiants pour demander à l’Université d’Ottawa de mettre en place la notation qualitative pour 1 seul cours pendant le semestre d’automne 2021. Une motion à ce sujet a été adoptée à l’Assemblée générale du SÉUO et a reçu un soutien de plus de 90 %. Les cours à l’Université d’Ottawa sont toujours majoritairement offerts en ligne, de ce fait, les défis de l’année universitaire 2020-21 subsistent. L’Université Carleton offre l’option Réussite/Échec à ses étudiants, il n’y a donc aucune raison pour que les étudiants de l’Université d’Ottawa ne méritent pas d’avoir ce choix.
  2. Mise en place des absences autodéclarées. Les étudiant(e)s de l’Université Queen’s, de l’Université Western et d’autres établissements ontariens ont accès à une politique de considérations académiques basée sur la compassion, selon laquelle les étudiant(e)s peuvent signaler eux-mêmes leurs absences (en nombre limité par semestre), avant certaines dates limites. Les demandes sont soumises par l’intermédiaire d’un portail en ligne, et l’étudiant(e) est tenu de présenter un plan pour rattraper la note manquée. Les notes de médecin ne sont pas un moyen efficace pour répondre aux besoins d’accommodement liés à la santé mentale, et les professeur(e)s ne sont pas formés pour traiter ce type de demandes à la dernière minute. Les employés peuvent prendre un congé de maladie et rattraper le travail plus tard, pourquoi les étudiant(e)s n’auraient pas droit à ce choix ?
  3. Corriger la règle de présence obligatoire. Les politiques de présence obligatoire sont inutiles et injustes. Si un(e) étudiant(e) est incapable d’assister à un cours à cause de leur santé mentale ou il ou elle a simplement besoin d’une pause par manque de motivation, il ou elle ne devrait pas être pénalisé pour avoir eu besoin de prendre un moment pour eux-mêmes. Les étudiant(e)s qui attendent de recevoir un certificat médical pour obtenir une exemption sont désavantagés par cette politique. Dans la mesure où les conventions collectives signées avec l’APUO et l’APTPUO le permettent, l’Université d’Ottawa devrait modifier le règlement académique I-9 (Évaluation des apprentissages) afin d’y inclure un libellé qui décourage ou rend plus compatissant la notation de la participation et de la présence. Par exemple, dans un cours où le ou la professeur(e) juge nécessaire d’évaluer la présence, les étudiant(e)s pourraient être autorisés à manquer jusqu’à un certain nombre de cours par semestre avant de perdre des points.