Lutter contre le racisme

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Aidez nous à lutter contre le racisme à uOttawa

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Le 19 octobre, la communauté de l’Université d’Ottawa a encore une fois été témoin d’un autre incident troublant: un graffiti haineux sur le campus de l’Université, et qui fait actuellement l’objet d’une enquête pour crime haineux. Pour les non-Noir(e)s, la liberté d’utiliser le mot en « n » dans un cadre universitaire peut sembler sans importance, mais cela peut avoir d’énormes répercussions et mener à croire aux non-Noir(e)s qu’ielles peuvent dire le mot en « n » à tout moment tant qu’ielles ont une excuse. 

Le message envoyé par le président de l’Université, Jacques Frémont, ne va pas assez loin pour répondre à l’incident, et a effectivement invalidé les expériences personnelles d’étudiant(e)s Noir(e)s par sa défense de la liberté académique. Soyons clairs: il ne s’agit pas d’une question de liberté académique; il s’agit de l’utilisation d’un mot péjoratif dans les salles de classe et son effet sur les étudiant(e)s Noir(e)s. L’Université d’Ottawa a manqué une opportunité d’engager une conversation sincère sur les initiatives universitaires, la race et la liberté académique responsable.

En une courte année, notre communauté Noire a subi plusieurs coups durs, l’un après l’autre. De multiples incidents de profilage racial, plus de 30 professeurs voulant prononcer des insultes raciales, et maintenant, un graffiti raciste et haineux. Combien d’autres? Les personnes Noires méritent de vivre avec dignité et sans craindre l’oppression, le traumatisme et la déshumanisation dans leur propre institution d’enseignement pour laquelle elles ont payé. Une fois de plus, on dit aux étudiant(e)s, surtout aux étudiant(e)s Noir(e)s, de s’endurcir et d’aller de l’avant alors que les professeur(e)s sont indisciplinés.

Voici notre plan d’action, mais nous avons besoin de votre aide!

  • Cette fois, nous voulons que vous á nous voulons que vous disiez quels sont les changements, les demandes et les actions que vous voulez que nous apportions à l’Université. WNous avons créé un groupe Facebook Nous avons créé un groupe Facebook pour que les étudiant(e)s se réunissent, réfléchissent à des actions pour faire pression efficacement sur l’Université et partagent des ressources et des événements. Si vous êtes préoccupé par le racisme sur le campus, si vous voulez vous impliquer dans le plaidoyer ou si vous êtes simplement curieux de savoir ce que nous faisons, nous vous encourageons vivement à rejoindre notre groupe Facebook !
  • Nous avons compilé une liste de gabarits de courriels que vous pouvez envoyer aux plus de 30 professeurs qui ont signé la lettre appelant à leur liberté d’utiliser le mot en « n » , au président Frémont, aux doyens, aux associations de professeurs, aux médias et aux politiciens, pour leur faire part de vos préoccupations.
  • Signez cette pétition pour inciter l'Université d'Ottawa à discipliner la professeure qui a utilisé le mot en « n » et à dénoncer l'utilisation d'insultes raciales dans les milieux universitaires. 
  • Allez sur Twitter, engagez-vous et parlez de cette situation pour nous aider à sensibiliser les gens!

Lisez notre déclaration officielle ici. 

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Nous avons compilé une liste de modèles de courriels que vous pouvez envoyer à différentes personnes et différents groupes, pour leur faire part de vos préoccupations.

Quoi de neuf?

  • 12 juin2019KoulmiyeJamal Koulmiye-Boyce, un étudiant noir, a été arrêté, menotté et détenu par le Service de la protection du campus pendant plus de deux heures. Une enquête indépendante a par la suite conclu que l’incident était un acte de discrimination raciale.  
  • 14 septembre 2019Wiliston Mason, a un étudiant noir, a rapporté qu'un agent du Service de la protection lui a demandé ses papiers d'identité, puis l'a poussé et a saisi ses affaires alors qu'il retournait à la résidence où il vit et travaille. 
  • 1er octobre 2019: Le président Frémont a souligné que bien que l'incident soit regrettable, il a été un catalyseur pour l'Université de réfléchir et de prendre de nouvelles mesures importantes pour s'assurer que la communauté de l'Université d'Ottawa ne perpétue ou ne renforce plus jamais involontairement des attitudes ou des comportements qui portent atteinte à la dignité de toute personne sur le campus. behaviours that undermine the dignity of any person on campus. 
  • 19 mai 2020: Un rapport commandé par le bureau des droits de la personne de l'Université d'Ottawa a révélé que la race a joué un rôle dans le fait que Wiliston Mason a été arrêté par le Service de la protection alors qu'il entrait dans sa résidence. 
  • 14 mars 2020: Le président de l'Université d'Ottawa, Jacques Frémont, a qualifié l'incident de juin 2019 de Jamal KoulmiyeKoulmiye-Boyce de « bonne crise », suscitant des réactions négatives de la part de la communauté scolaire. 
  • Septembre 2020: Un courriel a été envoyé par la faculté de droit à tous les étudiant(e)s pour répondre aux multiples plaintes reçues concernant les remarques racistes faites lors des séances en ligne par Zoom en l'absence du professeur. 
  • 30 septembre 2020La professeure Verushka Lieutenant-Duval a prononcé le mot en « n » lors de son cours ART 3317.En essayant de s'excuser pour son action, elle déclare que c'est un fait courant parmi les professeurs blancs de l'Université. Elle encourage également les étudiant(e)s non-Noir(e)s à expliquer à la classe pourquoi l'utilisation d'insultes anti-noires est inappropriée. Il faut mentionner qu'il est inapproprié de demander à un(e) étudiant(e) non-Noir(e) de parler au nom de la communauté noire... 
  • 15 octobre 2020 : L'Association des professeurs à temps partiel de l'Université d'Ottawa (APTPUO) a partagé un article écrit par la chroniqueuse Isabelle Hachey, qui comporte des commentaires ignorants, invalidants et répréhensibles en faveur du professeur. 
  • 16 octobre 2020L'Association des professeurs de l'Université d'Ottawa (APUO) a écrit une lettre exprimant son inquiétude pour la liberté académique après le contrecoup avec le professeur Lieutenant-Duval. Ils n'ont pas consulté le caucus du BIPOC qui s'opposeis à cette déclaration, et ont ensuite présenté des excuses pour leur mauvaise gestion. 
  • 17 octobre 17, 2020: Un groupe de 34 professeurs de l'Université d'Ottawa a signé une lettre pour exprimer son désaccord avec le traitement réservé par l'Université à la professeure Verushka Lieutenant-Duval, en invoquant la liberté académique. 
  • 19 octobre 2020Un incident troublant: un graffiti haineux qui a eu lieu sur le campus de l’Université, et qui fait actuellement l’objet d’une enquête pour crime haineux. 
  • 20 octobre 2020 :Un autre professeur a utilisé le mot en « n ».